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Stage de recuperation de point : volontaire ou obligatoire, quelles différences ?

Tout savoir sur les stages volontaires et obligatoires de récupération de points

Le stage de recuperation de point fait partie intégrante du dispositif du permis à points en France. Il permet, selon les situations, soit de récupérer des points perdus, soit de répondre à une obligation légale à la suite d’une infraction. Pourtant, tous les stages de récupération de points ne répondent pas aux mêmes objectifs ni aux mêmes règles.On distingue en effet le stage volontaire et le stage obligatoire. S’ils reposent sur un cadre commun, leurs conditions d’accès, leurs effets et leurs conséquences diffèrent sensiblement. Il est donc essentiel de bien comprendre ces différences afin de choisir la démarche adaptée à sa situation ou de respecter ses obligations lorsqu’un stage est imposé.

Le stage de recuperation de point : un cadre commun


Avant d’entrer dans le détail des différences entre stage volontaire et stage obligatoire, il convient de rappeler ce qu’est un stage de récupération de point dans son fonctionnement général.

Il s’agit d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière, encadré par la réglementation, dont l’objectif est de prévenir la récidive en amenant les conducteurs à réfléchir sur leurs pratiques de conduite et sur les risques liés aux infractions routières.

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1. Une durée et un programme identiques

Quel que soit le type de stage, la formation s'organise sur deux jours consécutifs, pour une durée totale de 14 heures.

 Elle est animée par des professionnels agréés et s’appuie sur une liste précise de points à aborder par les experts animateurs :
• des échanges collectifs entre stagiaires,
• l’analyse de situations concrètes,
• des données à connaître sur l’accidentologie,
• une réflexion sur les comportements à risque.

Le contenu du stage est strictement le même, qu’il s’agisse d’un stage volontaire ou d’un stage obligatoire.

2. Un organisme agréé et 2 formateurs

Pour être reconnu par l’administration, le stage doit impérativement être suivi dans un centre agréé par la Préfecture.

À l’issue des deux journées, une attestation de stage est remise au participant et transmise aux services concernés afin que les effets du stage soient pris en compte.

2 formateurs animent le stage :
• 1 expert de la sécurité routière
• 1 psychologue spécialisé​

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3. Pas d'examen de validation

Il n'y a pas d'examen à passer, mais il y a tout de même une condition pour voir sa participation prise en compte : être bien présent pendant toute la durée du stage (si vous venez le premier jour mais plus le lendemain, vous ne récupèrerez aucun point !). Si les pannes de réveil ou une grosse fatigue ne sont pas excusables, c'est tout de même plus facile que de passer son code !

4. Ni date, ni département imposé

Dans les deux cas, libre à vous de choisir le département et la ville qui vous arrangent. Idem, d'ailleurs, pour la date ! Rien de plus simple à organiser, finalement...

Inscription : Choisir la date et la ville de votre stage 

5. Des tarifs identiques

Bon à savoir : les centres de sensibilisation à la sécurité routière ne font pas de différence, dans les prix pratiqués, entre stage volontaire et stage obligatoire.
 
Tout savoir sur les tarifs d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière

Le stage volontaire de recuperation de point


1. Définition du stage volontaire

Le stage volontaire de récupération de point est un stage effectué à l’initiative du conducteur. Il n’est pas imposé par l’administration ni par une décision judiciaire.

Il s’inscrit dans une démarche personnelle visant à reconstituer partiellement son capital de points (4 points en plus par an au maximum) et à sécuriser son permis de conduire.

2. Qui peut effectuer un stage volontaire ?

Le stage volontaire est accessible à tout conducteur :
• titulaire d’un permis de conduire valide,
• disposant d’au moins un point sur son permis.

Il n’est en revanche plus possible de suivre un stage volontaire lorsque le permis est invalidé pour solde de points nul. Dans ce cas, la récupération de points par un stage n’est plus envisageable.

3. Combien de points peut-on récupérer ?

Un stage volontaire permet de récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond légal du permis de conduire :
• 12 points pour un permis classique,
• un plafond inférieur pour un permis probatoire.

La récupération des points n’est pas immédiate : elle intervient après l’enregistrement administratif du stage.

4. Une limitation dans le temps

La réglementation prévoit qu’un conducteur ne peut effectuer qu’un seul stage volontaire par période de 12 mois.
Même en cas de plusieurs infractions successives, il n’est donc pas possible de multiplier les stages volontaires sur une courte période.

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5. Pourquoi choisir un stage volontaire ?

Le stage volontaire de récupération de point est souvent utilisé comme un outil de prévention.

 Il permet notamment :
• d’éviter une situation critique lorsque le solde de points devient faible,
• de réduire le risque d’invalidation du permis,
• de conserver une marge de sécurité en cas de nouvelle infraction.

Il s’agit d’une démarche anticipée, qui laisse au conducteur la liberté de choisir le moment le plus opportun pour effectuer son stage.

Vous inscrire à un stage volontaire

Le stage obligatoire de récupération de point


1. Définition du stage obligatoire

Contrairement au stage volontaire, le stage obligatoire de récupération de point est imposé au conducteur par l’administration ou par la justice.
Dans ce cas, le stage n’est plus une option : il constitue une obligation légale, assortie de délais précis à respecter.

2. Le stage obligatoire dans le cadre du permis probatoire

Le cas le plus courant concerne les conducteurs titulaires d’un permis probatoire.
Lorsqu’une infraction entraîne le retrait d’au moins 3 points (par exemple un excès de vitesse de plus de 30 km/h), l'usager de la route reçoit une lettre recommandée dite “48N”.

Cette lettre impose :
• le suivi d’un stage de récupération de point obligatoire,
• dans un délai de 4 mois à compter de la réception du courrier.

Dans ce cadre précis, le stage permet :
• de récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond du permis probatoire,
• et, sous certaines conditions, d’obtenir le remboursement de l’amende liée à l’infraction.

3. Le stage imposé par décision judiciaire

Un stage de sensibilisation à la sécurité routière peut également être imposé par un juge :
• comme peine principale,
• ou comme peine complémentaire à une sanction (amende, suspension de permis, etc.).

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Dans ce contexte, le stage obligatoire ne permet pas de récupérer des points. Il s’agit avant tout d’une mesure éducative destinée à responsabiliser le conducteur.

4. Le stage obligatoire comme alternative à une sanction

Dans certaines situations, le stage peut être proposé comme alternative à une sanction plus lourde, notamment dans le cadre de procédures judiciaires. L’objectif est alors de sensibiliser le conducteur sans alourdir la sanction pénale, mais là encore, il n'y a pas de récupération de points.

5. Les conséquences en cas de non-respect d’un stage obligatoire

Le non-respect d’un stage obligatoire peut entraîner des conséquences importantes.

Selon les situations, le conducteur s’expose notamment :
• au paiement d'une amende supplémentaire,
• à une suspension du permis de conduire,
• à des poursuites judiciaires.

Dans le cas d’un stage obligatoire lié au permis probatoire, le non-respect des délais entraîne également la perte du droit au remboursement de l’amende.

Stage volontaire et stage obligatoire : quelles différences concrètes ?


1. L’initiative du stage

• Stage volontaire : le conducteur choisit librement d’effectuer le stage.
• Stage obligatoire : le stage est imposé par l’administration ou par une décision de justice.

2. Les délais

• Stage volontaire : aucun délai légal n’est imposé.
• Stage obligatoire : le stage doit être effectué dans un délai précis, généralement de 4 mois.

3. La récupération de points

• Stage volontaire : récupération possible jusqu’à 4 points.
• Stage obligatoire : récupération de points uniquement dans certains cas, notamment pour les permis probatoires.

4. Les conséquences en cas de non-réalisation

• Stage volontaire : aucune sanction.
• Stage obligatoire : sanctions possibles en cas de non-respect.

Quand envisager un stage volontaire de recuperation de point ?


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Même s’il n’est pas imposé, le stage volontaire de récupération de point doit être envisagé de manière réfléchie.

Attendre un solde de points trop bas peut exposer le conducteur à une invalidation du permis avant même que le stage ne produise ses effets.

Anticiper donne l'occasion :
• de préserver son droit à conduire,
• d’éviter de basculer dans une situation de stage obligatoire,
• et de conserver une meilleure maîtrise de son capital de points.

Le rôle du stage de recuperation de point dans la sécurité routière


Au-delà de l’aspect administratif, le stage de récupération de point joue un rôle central dans la politique de prévention routière.

Qu’il soit volontaire ou obligatoire, il vise à :
• faire prendre conscience des risques,
• encourager des comportements plus responsables,
• et réduire durablement les situations d’accident.

C’est cette dimension pédagogique qui justifie l’existence de ces stages et leur encadrement strict par les pouvoirs publics.

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Vous cherchez un stage de sensibilisation à la sécurité routière près de chez vous et pas trop cher ? À Metz, Mulhouse, Belfort, Strasbourg, Nancy, Lyon, Forma’Est vous accompagne pour vous aider à récupérer jusqu'à 4 points... 

Article rédigé par mediascript, rédacteur blog

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